La Presse

« C’est déjà formidable pour nos oreilles… à l’aise dans le jazz comme dans le flamenco, ces musiciens ont plus d’un tour dans leur sax... On est sous le charme.»
Le Canard enchainé


« Ce quatuor prouve que l’on peut être virtuose sans se prendre au sérieux : un régal.»
Figaroscope


« Ils ont du talent, sont inventifs, sympathiques et en plus ils adorent la musique… un show délirant fait de vistuosité, de fantaisie et d’humour.»
L’humanité


« Avec ces quatre virtuoses du saxophone, les notes s’entrechoquent, se répondent, s’entrecroisent allègrement… un spectacle tout public à savourer en famille.»
Télérama


"Les saxophonistes ont de la chance, ils ont leur Dieu ou plutôt leur créateur, celui qui a inventé leur instrument, le saxophone, un certain Adolphe SAX dont on va fêter en 2014, le bicentenaire de la naissance. A vrai dire le profane ignore tout d’Adolphe SAX. Il n’est pas sûr non plus que ce dernier ait soigné sa publicité et se soit préoccupé d’écrire sa biographie. D’ailleurs les musiciens ne se servent pas de mots pour s’exprimer. Alors il ne faut pas attendre d’eux un article d’encyclopédie pour pénétrer le mystère d’Adolphe SAX.

Tout ce que l’on peut dire c’est qu’il s’agit d’un mystère vivant et éloquent qui ne se produit que lorsque les saxophonistes tâtent de leur instrument, en concert ou en solo, toujours à l’écoute de nouvelles sensations, de nouvelles ambiances qui ne se trouvent que dans l’air et se moquent des chronologies terriennes. Le saxophone, c’est tout simplement le bâton de sourcier qui produit des sons particuliers capables d’embrasser et de créer des atmosphères dans un imaginaire musical prolixe mais jamais exhaustif.

En vérité l’histoire du Belge Adolphe Sax se confond avec celle de cet instrument à vent qu’il créa en 1842, dit-on, Rue Mirha dans le 18ème arrondissement. C’est Berlioz son ami qui lui donna son coup d’envoi lors d’un concert son choral « Chant sacré » et qui conçut même un traité d’étude de ses tonalités. Il fut l’objet de nombreux brevets et variations.

Utilisé au cirque, lors des fanfares et les manifestations militaires, il trouva son terrain de prédilection dans le jazz.

Les quatre désaxés nous racontent tout cela en musique de façon très fantaisiste et décousue, volontairement iconoclaste comme s’ils déambulaient dans un film muet. Reconnaissons qu’il est difficile pour une oreille profane de passer de Berlioz au jazz, du cirque à la musique militaire sans être quelque peu étourdie.

Le voyage est pourtant fort réjouissant. Les spectateurs assistent à une leçon de musique qui ne se targue pas d’être professorale. Les musiciens donnent libre cours à une sorte de rêverie musicale, dans un voyage à travers le temps qui ne serait soumis qu’aux possibilités du saxophone lui-même, déconcertantes et incroyables. La mise en scène nous introduit dans un monde à la Jules Vernes avec ses inventions acabradantesques et fait appel à l’émerveillement enfantin, celui de se retrouver dans un film muet en glissant simplement sur des phrases « saxophonées », qui nous rappellent qu’avec un instrument de musique tous les bruitages sont permis et les associations jubilatoires, un son, un geste, un sourire, un signal et toutes ces émotions visuelles à fond perdu sur un écran. Ce lâcher prise de la parole au profit de l’univers de saxophonistes désaxés, c’est à vrai dire une récréation onirique et musicale, divertissante et étonnante qui caresse l’oreille avec malice. Ils n’ont à leur bouche qu’un saxophone et leur Dieu n’est autre qu’Adolphe Sax ! Un spectacle captivant qui nous permet d’approcher, une fois n’est pas coutume, des musiciens qui sont aussi comédiens, danseurs, mimes et poètes sans d’autre prétention que d’accorder leurs saxophones à notre bonne muse."
Le Monde.fr (déc. 2013)

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